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En avril 1946, le premier Vélosolex sortait des ateliers Solex, un fabricant de carburateurs à Courbevoie. Pratique et bon marché, cette drôle de bicyclette séduit un grand nombre de Français soumis aux restrictions de l’immédiat après guerre. Vélo à propulsion hybride avant l’heure, le solex se déplace soit à la force des mollets soit par un moteur monocylindre à 2 temps entraînant un galet frottant sur le pneu avant. Il roule à une vitesse de pointe de 30 km/h et consomme un litre de Solexine aux 100.
Pendant des décennies, il connaîtra différentes évolutions techniques. Le Solex 3800, fleuron de la marque sera produit de 1966 à 1988. Symbole de liberté pour de nombreuses générations, le Solex séduit les jeunes et les moins jeunes, à la ville comme à la campagne. De 1946 à l’arrêt de la production en 1988, 8 millions d’unités du cycle mythique sortiront des chaînes de fabrication.
Aujourd’hui encore, le Solex compte un grand nombre d’aficionados, collectionneurs qui se réunissent au sein de clubs très actifs.
Lors du Mondial du Deux Roues 2005, la société Cible créé la sensation en présentant le E-Solex. Propriétaire actuel de la marque Solex, la firme française a conçu le Solex du XXIème siècle. Redessiné par le célèbre designer italien Pininfarina, le nouveau Solex adopte une ligne résolument moderne tout en conservant sa silhouette légendaire. Techniquement, le E-Solex pourrait chagriner quelques exégètes. Vélo à assistance électrique, le moteur avant disparaît, remplacé par un petit coffre de la même forme. La propulsion se fait par la roue arrière. La batterie a une autonomie de 1H30 et 45 km à 35 km/h et de 2H15 et 60 km à 22 km/h. Destiné aux déplacements urbains courts, le E-Solex annonce une consommation de 1 euro pour 1000 km (données constructeur). Il est commercialisé à partir de novembre 2006 au tarif de 1150 euros TTC.
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Tag(s) : #Design
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