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Avant son passage dans les Arènes de Nîmes, le groupe Placebo s’est produit sur la scène du Festival " Les Voix du Gaou " à Six Fours les Plages mardi dernier. A cette occasion nous avons rencontré, Stefan Olsdal et Steve Hewitt, respectivement bassiste et batteur du groupe mené par le très charismatique Brian Molko, "indisponible " pour notre entretien.
 
 
On assimile Placebo à de nombreux courants musicaux : rock, glam-rock, électro-punk et j’en passe ! Se substituer à tous ces courants sans jamais vraiment appartenir à aucun, c’est ça l’effet Placebo ?
Steve Hewitt : Nous sommes un groupe de rock au sens large du terme et, comme beaucoup de groupes de rock, nous nous intéressons à de nombreuses déclinaisons de la musique qu’elle soit électronique, pop ou autre. C’est plus facile pour la presse de classer les artistes dans des boîtes mais pour nous musiciens, nous sommes libres.
Stefan Olsdal : On ne pense jamais à cela en fait. On fait notre musique, c’est tout.
La longue tournée démarrée voilà plus d’un an maintenant arrive bientôt à son terme avec les festivals anglais de Leeds et de Reading. Comment l’avez-vous vécue ?
SH : Je pense que c’est la tournée qui a rencontré le plus gros succès. Des milliers de personnes étaient présentes à chaque concert partout en Europe. C’était merveilleux.
SO : Oui, c’est la plus grande tournée que nous ayons jamais faite en Europe et un peu partout dans le monde. Soulmates never die, le dvd live enregistré à Paris en est à la fois le meilleur témoignage et une bonne conclusion. Maintenant, il est temps de s’attaquer au prochain album ! , le dvd live enregistré à Paris en est à la fois le meilleur témoignage et une bonne conclusion. Maintenant, il est temps de s’attaquer au prochain album !
 
Vous travaillez déjà sur de futurs morceaux ?
SO : Nous y réfléchissons, écrivons chacun de notre côté et en parlons de temps en temps. Après il faudra décider du moment où on se réunira pour démarrer concrètement l’élaboration de l’album.
SH : Maintenant nous possédons chacun un studio dans nos domiciles respectifs. Ce sont les trois même, c’est beaucoup plus pratique pour échanger entre nous. C’est juste une question de format.
 
Brian a déclaré être très satisfait mais surpris du résultat de Sleeping with ghosts qu’il imaginait plus électronique au départ. Pour vous, y a-t-il une grosse différence entre l’album terminé et l’idée que vous aviez au départ ?
SO : C’est plus en fonction des morceaux que de l’album. Certains sonnent quasiment comme on les pense dès le début. Avec d’autres, on se rend compte que ce qu’on imaginait n’est pas concluant alors on le retravaille. Pour Sleeping with ghosts, le producteur Jim Abbiss a eu une très forte influence. Il a apporté un fond électronique à l’album mais je pense que le résultat final est plus complexe qu’un mix entre rock et électronique. , le producteur Jim Abbiss a eu une très forte influence. Il a apporté un fond électronique à l’album mais je pense que le résultat final est plus complexe qu’un mix entre rock et électronique.
SH : Pour moi Sleeping with ghosts est notre meilleur album à ce jour. est notre meilleur album à ce jour.
 
Le groupe a l’habitude de participer à de nombreux festivals. C’est une question de goût ?
SH : Le public des festivals est généralement un public averti et, à la différence d’un concert basique, il ne vient pas forcément pour voir notre spectacle. Certains sont là pour voir un autre groupe et c’est un challenge de jouer devant un public qui n’est pas forcément conquis d’avance.
SO : Les sites des festivals sont souvent hors du commun. Cela concourt à une atmosphère particulière comme ici sur une île. En France, il y a également de nombreux amphithéâtres romains comme à Nîmes ou à Vienne où nous serons bientôt. Ce sont des lieux mythiques. En s’y produisant, on a l’impression de continuer une histoire millénaire.
 
Brian a collaboré avec Alpinestars, Trash Palace et plus récemment avec Jane Birkin. Participez-vous également à des projets extérieurs ?
SO : En tant que chanteur, Brian participe a de nombreux projets qui ne l’accaparent pas trop.
SH : Vu le planning du groupe, nous n’avons pas beaucoup de temps pour d’autres projets. J’ai, malgré tout, participé à l’enregistrement d’un album techno avec Darren Emerson, un ancien membre du groupe Underworld.
 
article paru dans La Marseillaise du 16 juillet 2004
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Tag(s) : #Musique
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