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Effectuer soi-même des réparations sur son véhicule est un luxe que bien des automobilistes aimeraient pouvoir s’offrir. C’est sans doute une bonne solution pour économiser quelques deniers sur des taux horaires toujours plus élevés dans les garages. Seulement voilà, on dispose rarement à domicile de la place et de l’outillage nécessaire pour effectuer des réparations. Le concept du self-garage répond à ce besoin 
 
 
Un self-garage c’est un garage sans garagiste. Ce self-service de la mécanique propose la location d’un emplacement vide ou d’un pont élévateur ainsi qu’un matériel de professionnel pour effectuer soi-même des travaux d’entretien ou de réparation sur son véhicule. Le self-garage offre un service intéressant pour effectuer des interventions de maintenance ou de petites  réparations. Ici comme ailleurs, avant de plonger dans son moteur, il est recommandé de posséder des notions de base en mécanique. Sur place, il est possible de consulter une documentation technique. Le plus souvent garagiste de formation, le gérant du self prodiguera quelques conseils pour établir un diagnostique fiable. Pour ceux qui souhaitent qu’on leur tienne la main, une assistance, payante le plus souvent, peut être proposée avec la location. Certains garages cumulent les services d’un garage traditionnel avec la location d’emplacement et de matériel. Cela peut être une assurance anti-galère.
Comme n’importe quel garage, le self-garage dispose en stock des pièces les plus courantes. Les autres sont fournies sur commande comme dans n’importe quel garage.
 
Pour Rémy Buhler, le gérant de C.mongarage à Chambly dans l’Oise, le concept du self-garage répond à deux demandes de la clientèle : « C’est bien entendu une volonté de trouver un coût moins élevé que les taux horaires des garages traditionnels. Mais cela s’inscrit également dans une nouvelle tendance plus générale. De nos jours, les gens aiment faire les choses eux-mêmes. Le coaching a le vent en poupe. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les stages proposés dans les magasins de bricolage qui ne désemplissent pas. » En complément à l’assistance technique proposée à sa clientèle, Rémy Buhler envisage d’ailleurs d’organiser prochainement des stages de mécanique dans son garage. 
 
Le self-garage présente quelques écueils
Tout d’abord, bien qu’économiquement alléchante, la formule peut vite s’avérer une fausse bonne affaire. Si le tarif horaire annoncé pour la location d’un emplacement avec matériel est inférieur au taux horaire d’un garagiste, l’intervention peut s’avérer longue pour un amateur. Pour un bricoleur peu averti, l’économie réalisée peut être au final très relative si elle n’est pas tout bonnement inexistante. Dans le meilleur des cas cela coûtera aussi cher avec une qualité de travail aléatoire. Dans le pire, cela peut coûter beaucoup plus cher. Un travail mal fait peut entraîner une prolongation du temps prévu pour l’intervention, voire une immobilisation du véhicule dans le garage qui peut être facturée également. Pour ces raisons, le concept de garage en libre service se révèle plus adapté pour les travaux de réparation ou d’entretien légers (pour effectuer une vidange par exemple). D’autre part, contrairement au travail d’un garagiste, ici aucun recours possible en cas de  défaut dû à la main d’œuvre. Et pour cause. De plus, une mauvaise manipulation ou installation de certaines pièces peuvent les endommager et rendre caduc la garantie du produit.
La haute technicité toujours accrue des automobiles, notamment en matière d’électronique, rend certaines interventions irréalisables en dehors du réseau du fabricant ou nécessite un matériel indisponible dans un garage en self-service. 
 
Les self-garages font l’objet d’une attention particulière de la part des services de la répression des fraudes. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas la prestation du professionnel qui est mis en cause mais une certaine catégorie de clients. Ils utilisent locaux et matériel pour effectuer des travaux rémunérés en toute illégalité. Ces clients un peu trop réguliers avec des véhicules souvent différents nuisent à la pérennité du garage qu’ils utilisent malhonnêtement. Ce genre de dérive peut s’avérer dommageable à un concept qui, somme toute, offre un service intéressant. 
 
article publié dans le supplément auto/moto du journal L'Alsace
le jeudi 6 septembre 2007
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Tag(s) : #Auto- Moto
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