Initié par le Vélocar du Français Charles Mochet en 1928, le concept du vélo couché (ou bentrider) a vu son essor contrarié dès 1934 par la décision de l'Union Cycliste Internationale de ne pas l'homologuer pour la compétition. Selon la fédération, ce nouveau modèle de bicyclette présentait un trop grand avantage face aux vélos traditionnels. Il est vrai que ses atouts sont nombreux et les sept records mondiaux battus dès 1933 par Francis Faure sur 1, 5, 10, 20, 30, 40, 50 km et sur l?heure (45,055 km/h) ont pesé dans cette décision.La position du cycliste, en réalité semi couchée, offre un aérodynamisme et un rendement de pédalage optimisés permettant d'atteindre une vitesse supérieure de 10 à 20% à celle obtenue avec un vélo classique. Certains athlètes atteignent des vitesses impressionnantes sur piste. En 2004, le Canadien Sam Whittingham a atteint les 130,36 km/h sur 200m lancé ! Il a également parcouru la distance record de 84,215 km en une heure. A titre de comparaison, le record de l'heure sur vélo traditionnel établi par le Tchèque Ondrej Sosenka en 2005 est de 49,700 km/h.
Le confort est un autre très grand avantage du vélo couché sur son homologue assis. Le dos et le périnée du cycliste sont soulagés, la tension musculaire est moindre. La dépense énergétique est également moins sollicitée. De nombreux « tour du mondistes » optent pour ce genre de machine pour accomplir leurs longs périples.
Certains trouveront la position peu pratique en montée. Pour autant, avec un peu d'entraînement un bentrider vient à bout des cols les plus coriaces et trouve ensuite des sensations exceptionnelles en descente. Autre inconvénient, si le cycliste affronte moins le vent dans une position allongée, il offre une plus grande surface exposée à la pluie. Dans ces conditions, mieux vaut prévoir une tenue imperméable intégrale.
article publié dans La Marseillaise du 1er février 2007
Publicité
/image%2F1445460%2F20180918%2Fob_460fd9_raphoto.png)